Comment La Mode A-t-elle Changé En 2018 ?
by Nailchats Mode / femina January 5, 2019

De l’émergence des vêtements unisexe aux progrès du développement durable, en passant par l’influence de #MeToo, on vous dit tout des grandes tendances de l’année qui s’achève. Et de toutes les manières par lesquelles ces temps forts auront marqué l’univers de la mode.

On entame 2019, avec une rétrospective de l’année précédente. Imaxtree

Vague unisexe

De nombreuses marques se lancent dans le créneau des collections non genrées. En 2016, Zara était une des premières enseignes de mass market à le faire. Depuis lors, H&M, Asos ou Lacoste proposent une collection unisexe. Même la chanteuse Céline Dion s’y est mise en créant sa ligne de vêtements pour enfants nommée Célinununu.

De plus, certaines marques tendent à flouter les frontières des genres, par exemple en faisant défiler hommes et femmes ensemble ou en optant pour des mannequins androgynes et trans. C’est le cas de Maison Margiela qui, sur le dernier défilé, leur fait porter indifféremment des vêtements féminins ou masculins.

© Lacoste

Upcycling

C’est une des solutions de développement durable qui a le vent en poupe. Elle passe par la valorisation des détritus pour la création de matières innovantes ou par la réutilisation

de textiles ou de vêtements.

Héritage

Hommage et adieux à trois grands noms qui nous ont quittés en laissant un héritage colossal. Hubert de Givenchy, couturier hors pair, Azzedine Alaïa, virtuose qui sculptait les femmes, Kate Spade et sa mode décalée. Au-delà des vêtements, on ne peut négliger leur contribution à la société. À Paris, on vient d’inaugurer l’allée Sonia Rykiel, décédée en 2016. La preuve que leur place est bien dans la rue.

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this is a literal cuteness overload.

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Versace made in USA

Il y a quelques semaines, la maison Versace était vendue au groupe américain Michael Kors pour 1,8 milliard d’euros. Vingt ans après l’assassinat de Gianni Versace, sa sœur Donatella se sépare d’une des marques les plus italiennes qui soient. Elle restera néanmoins à la tête de la direction artistique.

Le groupe Michael Kors, rebaptisé depuis Capri Holdings, ne cache pas ses ambitions de rivaliser avec les KHOL (Kering, Hermès, L’Oréal et LVMH), les GAFA de la mode.

© Imaxtree

Mode militante

À l’ère du trumpisme et du mouvement  #MeToo, la mode se fait revendicative et politique. Un activisme qui plaide pour les droits des femmes ou la préservation de la planète. Les t-shirts aux messages «The future is female», «C’est non, non, non et non!» de Dior ou, de Prabal Gurung, «Yes, we should all be feminists», côtoient d’autres actions. Par exemple, Balenciaga apporte son aide au programme alimentaire mondial. Une partie du bénéfice des ventes va à l’organisme de l’ONU.

Dans le même sens, Gucci a fait un don de 500 000 dollars au rassemblement March for our lives, qui s’est tenu à Washington en mars dernier, à la suite de la fusillade survenue dans une école en Floride. Certes, ce n’est pas une nouveauté dans la mode, mais le milieu veut plus que jamais être ancré dans la réalité et revendiquer le fait qu’il n’est pas si superficiel.

Attitude inclusive

Le body positive et la diversité s’imposent. Le nouveau chic n’est pas d’exclure, mais d’inclure. Exemple: la ligne de lingerie de Rihanna, Savage x Fenty. Elle casse les codes et pousse les femmes à s’approprier leur beauté. Selon une étude de The Fashion Spot sur la diversité dans la mode, en 2015, 15,3% des campagnes publicitaires représentaient une alternative au modèle blanc, contre 34% en 2018.

Anti-fourrure

Stella McCartney fait office de précurseure dans le domaine de l’écologie et du respect des animaux. Depuis 2001, elle s‘est engagée à n’utiliser ni fourrure ni cuir animal. De nombreuses marques lui ont emboîté le pas cette année, dont Giorgio Armani, Tommy Hilfiger, Lacoste, Burberry, Gucci. La liste s’allonge chaque jour. Récemment, Chanel annonçait vouloir renoncer aux cuirs exotiques, une filière d’approvisionnement opaque et peu éthique. La demande est de plus en plus insistante de la part des consommateurs et une prise de conscience globale est en marche.

La valse des créateurs

Quatre créateurs d’envergure ont repris les rênes de maisons importantes et ont présenté leurs premières collections, qui ne tarderont pas à influencer toute l’industrie. Hedi Slimane, ex Saint Laurent, nommé chez Celine, a proposé une collection copié-collé. LVMH place un pion gagnant, une tactique qui fera décoller financièrement la griffe.

Changement pour les lignes masculines de Louis Vuitton et Dior: Virgil Abloh, l’homme du moment – à l’origine du label Off-White –, débarque chez Vuitton et Kim Jones chez Dior. Une orientation street qui parlera à une clientèle plus jeune. Dernier mouvement, Riccardo Tisci, ex Givenchy, prend la relève chez Burberry. Ces virages réussis montrent qu’on peut réinventer les codes d’une maison centenaire avec audace.

© Getty Images

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